Les villes d’Europe en guerre contre « l’over-tourisme »

De plus en plus de destinations touristiques imposent des mesures restrictives à leurs touristes. À l’image d’Amsterdam qui a récemment décidé d’avoir recours à tout un paquet de mesures restrictives contre les touristes. Les mesures sont destinées à mieux réguler le flot des 18 millions de touristes qui y déferlent chaque année.  Sachant que, le nombre de touristes à Amsterdam grimpera à 30 millions en 2025.

Quelles sont les mesures restrictives ?

Les mesures restrictives seront applicables dès 2019. Ainsi, les taxes touristiques seront relevées, les taxis circulant sur les canaux seront interdits et la location de segways. Les cars de tourisme n’auront plus accès au centre-ville, sans parler des restrictions sur les hébergements. Qu’ils soient en hôtel ou via des plateformes comme Airbnb, rapportent Les Echos. Amsterdam n’est pas la seule ville Européenne à être en cause. Venise a également testé un dispositif de tourniquets à l’entrée de certains secteurs très fréquentés par les touristes. Ceci dans le but de réguler le flux. L’été dernier, des manifestations ouvertement anti-touristes s’étaient aussi déroulées à Lisbonne et à Barcelone.

Pourquoi instaurer des mesures restrictives ?

Le tourisme mondial bénéficie d’une croissance entre 4 et 5% par an, selon Didier Arino directeur de l’agence de conseils Protourisme. En Europe, le tourisme progresse d’environ 3% par an. Le tourisme peut créer un déséquilibre entre l’activité touristique et la vie normale des citoyens. Les multitudes de touristes qui viennent dans une ville peuvent également créer des nuisances sonores ou écologiques. Les plateformes d’hébergements comme Airbnb ont grandement impacté sur le marché du logement.  Ainsi, Amsterdam a limité à 30 jours le plafond de locations pour les particuliers. À Paris, il est désormais de 120 jours. Les touristes se doivent d’intégrer et de connaître un certain nombre de règles de conduite dans chaque ville.